Vidéo #34 – Mes lectures juin & juillet 2018

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Love, Simon – Becky Albertalli #152

Love, Simon - Becky Albertalli SDL#152Vue : Simon vit dans une petite ville en banlieue d’Atlanta. Ce jeune lycéen, fan d’Harry Potter, aime voir ses trois meilleurs amis, promener son chien Bieber et dévorer des Oréos. Et puis, il y a Blue. Blue est un garçon avec qui il échange beaucoup par email sans connaître sa véritable identité. Ils savent uniquement qu’ils sont dans le même lycée. Blue est le seul à savoir que Simon est homosexuel. Mais Martin Addison, un camarade du lycée, a découvert la correspondance et menace de tout révéler…
Quel plaisir de lire un roman sur l’homosexualité qui n’est pas englué dans ses clichés habituels. Avec Love, Simon, Becky Albertalli aborde ce thème avec tant de bienveillance et de simplicité qu’on ne peut être que touché. J’ai tant aimé voir des adolescents n’ayant pas honte de ce qu’ils sont, simplement frileux par l’idée du Coming Out qui ne devrait pas avoir besoin d’être fait. Je partage si profondément cet avis. La construction du roman, le quotidien de Simon entrecoupé des échanges avec Blue, montre un jeune homme pleinement heureux quand il peut être lui même dans ces échanges sans filtre. Les parties e-pistolaires sont émouvantes et drôles à la fois. Je suis sensible aux histoires où l’on passe du rire à l’émotion qui caresse le coeur. Cela rend tout tellement plus humain. Bien sûr, on ne peut pas parler de l’homosexualité sans l’entourage et, là encore, la famille et les amis sont dépourvus de lieux communs. C’est tendre, irrésistiblement hilarant et chaleureux. Quel réconfort de se plonger dans ce type de lecture. À travers ces pages, j’ai revu parfois mes années lycée que j’ai tant aimées, et rien que pour ça, je suis enchanté de m’être tourné vers ce livre. J’irai voir le film qui sort aujourd’hui !
Ouïe : « Auld Lang Syne » de Doogie MacLean
Goût : Des Oréos
Odorat : Des gaufres
Toucher : Un t-shirt d’Elliott Smith

Éditions : France Loisirs/Hachette Romans
Pages : 315
Prix : 17 euros

Celle dont j’ai toujours rêvé – Meredith Russo #151

Celle dont j'ai toujours rêvé - Meredith RussoVue : Tout juste arrivée à Lambertville, Amanda découvre un nouveau lycée où elle souhaite s’intégrer et prendre un nouveau départ. Très vite populaire, elle sent qu’elle pourrait être heureuse ici. Consciente qu’elle doit être vigilante à cause de son lourd secret, Amanda baisse sa garde en rencontrant Grant. Il est de ceux pour qui il vaut la peine de se dévoiler. Mais Amanda peut tout perdre… Car son secret c’est qu’avant, elle s’appelait Andrew.
Vous l’avez compris, ce roman Young Adult aborde le thème de la transidentité. J’avais adoré lire Cette fille c’était mon frère, et je souhaitais renouveler l’expérience. Avec ce livre, nous sommes dans la tête d’Amanda qui est la narratrice. Nous comprenons alors ses doutes, ses craintes, ses traumatismes notamment après les violences subies au lycée. C’est l’occasion aussi pour Meredith Russo d’aborder le mal être des adolescents, contraints de garder secrètement ce qu’ils sont afin de rentrer dans le moule, dans la norme. Ce sujet complexe de la transidentité est aussi intéressant qu’éprouvant. Il est tellement violent de voir le regard changer de l’admiration au dégoût lorsque « la vérité » est révélée. Quelle vérité, après tout ? N’est-ce pas être vrai lorsque l’on ose montrer ce que l’on est à l’intérieur ? J’ai aimé retrouver dans ce roman également la relation avec les parents qui n’est pas simple. La mère est d’ailleurs particulièrement touchante. Celle dont j’ai toujours rêvé est un livre qui participe à compréhension de ce sujet encore tabou et j’apprécie cela. J’avais même envie d’en apprendre encore plus.
Ouïe : Lose yourself to dance de Daft Punk
Goût : L’Estradiol et l’Escitalopram
Odorat : La transpiration
Toucher : Une robe de bal violette

Éditions : Pocket Jeunesse
Pages : 311
Prix : 17,90 euros

Journal de lectures #84 – Etre homosexuel quand on a 16 ans

Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens - Becky Albertalli #JDL84

Hello toi lectrice et toi lecteur !

Je ne sais pas si tu l’as remarqué toi aussi mais ces derniers temps sur Instagram je ne cesse de voir le roman Simon VS Homo Sapiens agenda (Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, pour la version française) de Becky Albertalli. Sans doute parce que le film adapté du roman « Love Simon » sort en juin ! C’est donc l’occasion idéale de t’en parler.

Le synopsis est simple. Simon, un ado de 16 ans, vit avec ses deux soeurs et son chien dans une petite ville de la banlieue d’Atlanta. Ce fan de Harry Potter, d’Oréo et de théâtre est en secret amoureux de Blue. Blue est un garçon qu’il a rencontré sur le Tumblr du lycée. Il ne connaît pas sa véritable identité et peut-être le croise t-il tous les jours au bahut. Seul Blue sait que Simon est homosexuel…

Cela me rassure que la littérature young adult parle de plus en plus d’homosexualité. J’ai pu lire de nombreux romans aborder ce thème mais aussi de la transidentité. Et je dois dire que ces ouvrages étaient d’une très bonne qualité. Je me souviens d’Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, de Cette fille c’était mon frère, de Celle dont j’ai toujours rêvée mais aussi de Black Iris. Partir à la rencontre de destins différents du nôtre via la littérature offre la possibilité d’élargir l’esprit, c’est un des rôles des livres alors je ne peux que louer les auteurs qui permettent ce voyage vers la tolérance.

Et toi, as-tu lu ou envie de lire Simon VS Homo Sapiens agenda ?

L’Élue (La Sélection – Livre III) – Kiera Cass #142

L'Elue - Kiera CassVue : Il ne reste plus que quatre candidates dans La Sélection. Amoureuse de Maxon, America reste toutefois effrayée à l’idée de lui avouer son amour. Est-ce que le Prince ne préférera pas une autre candidate ? D’autant plus que le Roi, qui ne l’apprécie pas du tout, souhaite s’en débarrasser au plus vite. Mais l’heure du choix a sonné et Maxon doit choisir sa femme qui deviendra la future Reine. Pendant ce temps, les renégats désirent plus que jamais détruire le royaume et menacent le bon déroulement de la compétition…
J’avoue ne pas avoir brûlé d’impatience de retrouver America. Cette héroïne m’exaspère. Fort heureusement, elle m’a moins énervé que dans le deuxième tome. Même si l’histoire est intéressante en soi ; rappelons qu’il s’agit d’une dystopie dans laquelle une société de castes a été instaurée après la chute des Etats-Unis, 300 ans après notre époque, le style d’écriture reste abominablement plat. Et j’avoue ne pas comprendre. Moi qui est tant aimé La Sirène de Kiera Cass, dont l’écriture était bien meilleure, il est surprenant que cette saga ait rencontré plus de succès. J’hésite même à lire la suite, mais ma curiosité me pousse à connaître la fin. Il reste deux tomes. Et comme il y a eu à la fin de ce roman un épisode qui m’a surpris, je me dis que, peut-être, ça vaut le coup de poursuivre. Puis, soyons honnête, il faut deux jours pour lire un livre alors…
Ouïe : Une condamnation
Goût : Une miche de pain chaude
Odorat : La pluie
Toucher : Un pendentif en forme d’étoile polaire

Éditions : Robert Laffont – Collection R
Pages : 337
Prix : 16,90 euros

L’Élite (La Sélection – Livre II) – Kiera Cass #130

L'Élite - Kiera CassVue : America est toujours dans la compétition pour devenir la princesse d’Illeà en tentant de conquérir le Prince Maxon. Elles ne sont plus que 6 candidates à faire partie de la Sélection et America ne semble plus être la favorite de Maxon. Il faut dire que la jeune femme est perdue, maintenant que son amour de toujours, Aspen, a rejoint la garde royale, son coeur oscille entre les deux et ses doutes quant à la justice du Royaume n’aident pas à lui donner envie de faire partie de l’Élite. Que faire, à part attendre un signe qui lui permettra de choisir ?
Que ce deuxième tome m’a exaspéré ! Vraiment, j’avais hâte de le terminer et passer à autre chose. Imaginez un peu dans l’état dans lequel je me trouvais : à chaque page (ou presque !), j’avais un désir ardent de gifler cette girouette d’America. Son indécision quant à son amour pour Maxon et Aspen a eu raison de moi. Ca m’a fatigué ! Il ne s’agit que de ça pendant tout le roman. De plus, un vain suspense essaie de nous garder éveillés alors que l’on voit à des kilomètres ce qui va se produire ! Fort heureusement, l’intrigue avance quand même un peu et nous en apprenons davantage sur la création d’Illeà et sur son fondateur Grégory. J’en ai, cependant, pas fini avec America ! Pourquoi la faire si lisse ? America est altruiste, gentille, elle pense à tout le monde et est pleine de bonnes attentions ; lorsqu’elle s’énerve ou fait quelque chose de « mal », ce n’est pas si terrible finalement puisque la finalité et de remettre en avant sa grande générosité. Et comme ce livre est bien plus mièvre que le premier tome, autant vous dire que ce trait de caractère n’arrange rien à l’effet guimauve !
Ouïe : Le sifflement d’un fouet
Goût : Des petits fours
Odorat : Le métal
Toucher : Un journal intime

Éditions : Robert Laffont – collection R
Pages : 311
Prix : 16,90 euros