La Couronne (La Sélection – Livre V) – Kiera Cass #160

La Couronne (La Sélection, tome V) - Kiera CassVue : Tandis que sa mère, la Reine, est entre la vie et la mort, Eadlyn doit accélérer la Sélection. Peu aimée du peuple, un mari l’aidera à regagner la faveur du royaume. Mais entre la prise de pouvoir temporaire et le choix entre ses six prétendants, la jeune femme a encore beaucoup à apprendre pour permettre un jour à Illéa de trouver la paix.
La Couronne est le dernier tome de la saga. Je suis heureux d’être arrivé à la fin car je dois dire que La Sélection n’a pas été une série littéraire captivante. J’étais curieux de savoir la fin et les livres se lisant très rapidement, ça n’a pas demandé beaucoup de temps, heureusement ! Il est vrai que le synopsis de départ est tentant, comme je l’ai précisé dans ma sensation de lecture du premier tome, mais, selon moi, les trois premiers étaient suffisants. Les deux derniers sont superflus. Il y a comme une redondance. Un déjà vu qui est inhérent au retour de la Sélection, car on recommence le jeu, le peuple est à nouveau mécontent, des complots se trament… Bref, le désagréable sentiment que la maison d’édition voulait profiter du succès de son auteure. Je n’ai, par conséquent, pas plus que ça l’envie de m’étendre sur ce dernier opus. En revanche, je souhaiterais terminer cette sensation de lecture en précisant à celles et ceux qui n’ont jamais lu de Kiera Cass, ne commencez pas par La Sélection, lisez plutôt La Sirène, bien meilleur et tellement mieux écrit.
Ouïe : Des acclamations
Goût : Du chocolat et du Champagne
Odorat : Des beignets
Toucher : Une chevalière

Éditions : Robert Laffont – Collection R
Pages : 335
Prix : 16,90 euros

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L’Héritière (La Sélection – Livre IV) – Kiera Cass #156

L'Héritière (La Sélection IV) - Kiera CassVue : Vingt ans après la Sélection qui a permis à America de rencontrer le grand amour en la personne du Prince Maxon, le couple règne désormais sur Illéa et a aboli le régime des castes. Cependant, la paix est loin d’être revenue et de nombreux actes violents sont commis dans le pays. En attendant de trouver une solution, le roi et la reine décident d’organiser une nouvelle Sélection pour leur fille Eadlyn qui sera la première reine à régner sur Illéa. Cette dernière, bien décidée à rester indépendante, va pourtant voir son monde basculer avec l’arrivée des 35 candidats.
Et c’est reparti pour une nouvelle Sélection ! Comme Hunger Games où de nouveaux jeux ont été organisés avec tous les finalistes de chaque jeu, ici, nous assistons à la première Sélection inversée : cette fois ce sont 35 hommes qui s’affronteront pour conquérir le coeur de la Princesse. Tu l’as compris, rien de nouveau sous le soleil ! Heureusement, le personnage d’Eadlyn est moins agaçant que sa mère America le fut. Rappelle-toi, elle m’avait rendu hystérique. J’avoue toutefois ne pas avoir détesté, ce quatrième tome reste divertissant mais soyons honnêtes, il est temps que cela s’arrête. Pourquoi ? Tout simplement car cela tourne en rond. L’histoire aurait pu s’arrêter au troisième livre. De nombreuses scènes se ressemblent : le conflit avec les parents, le jeu du chat et de la souris avec les garçons, l’incertitude des sentiments et la grosse surprise (qui n’en est pas une !) l’héroïne développe des sentiments pour certains des prétendants. La gourde est bien la seule à ne pas s’y attendre ! C’est ce côté redondant qui est le plus frustrant. Puis, c’est dommage, les protagonistes manquent de relief alors qu’il y a du potentiel. J’aime notamment le frère jumeau d’Eadlyn et leur relation reste ce que je préfère dans le roman. Les liens familiaux et le poids des responsabilités sont les deux thèmes sur lesquels je me concentre et qui maintiennent mon intérêt pour cette histoire dont je lirai le cinquième et dernier tome. Et après, on n’en parle plus !
Ouïe : Un duo piano et guitare
Goût : Des petits gâteaux à la cannelle avec du vin sucré
Odorat : Le miel, la cannelle et la vanille
Toucher : Un carnet de croquis rempli de robes

Éditions : Robert Laffont – Collection R
Pages : 414
Prix : 17,90 euros

Love, Simon – Becky Albertalli #152

Love, Simon - Becky Albertalli SDL#152Vue : Simon vit dans une petite ville en banlieue d’Atlanta. Ce jeune lycéen, fan d’Harry Potter, aime voir ses trois meilleurs amis, promener son chien Bieber et dévorer des Oréos. Et puis, il y a Blue. Blue est un garçon avec qui il échange beaucoup par email sans connaître sa véritable identité. Ils savent uniquement qu’ils sont dans le même lycée. Blue est le seul à savoir que Simon est homosexuel. Mais Martin Addison, un camarade du lycée, a découvert la correspondance et menace de tout révéler…
Quel plaisir de lire un roman sur l’homosexualité qui n’est pas englué dans ses clichés habituels. Avec Love, Simon, Becky Albertalli aborde ce thème avec tant de bienveillance et de simplicité qu’on ne peut être que touché. J’ai tant aimé voir des adolescents n’ayant pas honte de ce qu’ils sont, simplement frileux par l’idée du Coming Out qui ne devrait pas avoir besoin d’être fait. Je partage si profondément cet avis. La construction du roman, le quotidien de Simon entrecoupé des échanges avec Blue, montre un jeune homme pleinement heureux quand il peut être lui même dans ces échanges sans filtre. Les parties e-pistolaires sont émouvantes et drôles à la fois. Je suis sensible aux histoires où l’on passe du rire à l’émotion qui caresse le coeur. Cela rend tout tellement plus humain. Bien sûr, on ne peut pas parler de l’homosexualité sans l’entourage et, là encore, la famille et les amis sont dépourvus de lieux communs. C’est tendre, irrésistiblement hilarant et chaleureux. Quel réconfort de se plonger dans ce type de lecture. À travers ces pages, j’ai revu parfois mes années lycée que j’ai tant aimées, et rien que pour ça, je suis enchanté de m’être tourné vers ce livre. J’irai voir le film qui sort aujourd’hui !
Ouïe : « Auld Lang Syne » de Doogie MacLean
Goût : Des Oréos
Odorat : Des gaufres
Toucher : Un t-shirt d’Elliott Smith

Éditions : France Loisirs/Hachette Romans
Pages : 315
Prix : 17 euros

Celle dont j’ai toujours rêvé – Meredith Russo #151

Celle dont j'ai toujours rêvé - Meredith RussoVue : Tout juste arrivée à Lambertville, Amanda découvre un nouveau lycée où elle souhaite s’intégrer et prendre un nouveau départ. Très vite populaire, elle sent qu’elle pourrait être heureuse ici. Consciente qu’elle doit être vigilante à cause de son lourd secret, Amanda baisse sa garde en rencontrant Grant. Il est de ceux pour qui il vaut la peine de se dévoiler. Mais Amanda peut tout perdre… Car son secret c’est qu’avant, elle s’appelait Andrew.
Vous l’avez compris, ce roman Young Adult aborde le thème de la transidentité. J’avais adoré lire Cette fille c’était mon frère, et je souhaitais renouveler l’expérience. Avec ce livre, nous sommes dans la tête d’Amanda qui est la narratrice. Nous comprenons alors ses doutes, ses craintes, ses traumatismes notamment après les violences subies au lycée. C’est l’occasion aussi pour Meredith Russo d’aborder le mal être des adolescents, contraints de garder secrètement ce qu’ils sont afin de rentrer dans le moule, dans la norme. Ce sujet complexe de la transidentité est aussi intéressant qu’éprouvant. Il est tellement violent de voir le regard changer de l’admiration au dégoût lorsque « la vérité » est révélée. Quelle vérité, après tout ? N’est-ce pas être vrai lorsque l’on ose montrer ce que l’on est à l’intérieur ? J’ai aimé retrouver dans ce roman également la relation avec les parents qui n’est pas simple. La mère est d’ailleurs particulièrement touchante. Celle dont j’ai toujours rêvé est un livre qui participe à compréhension de ce sujet encore tabou et j’apprécie cela. J’avais même envie d’en apprendre encore plus.
Ouïe : Lose yourself to dance de Daft Punk
Goût : L’Estradiol et l’Escitalopram
Odorat : La transpiration
Toucher : Une robe de bal violette

Éditions : Pocket Jeunesse
Pages : 311
Prix : 17,90 euros