Journal de lectures #84 – Etre homosexuel quand on a 16 ans

Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens - Becky Albertalli #JDL84

Hello toi lectrice et toi lecteur !

Je ne sais pas si tu l’as remarqué toi aussi mais ces derniers temps sur Instagram je ne cesse de voir le roman Simon VS Homo Sapiens agenda (Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, pour la version française) de Becky Albertalli. Sans doute parce que le film adapté du roman « Love Simon » sort en juin ! C’est donc l’occasion idéale de t’en parler.

Le synopsis est simple. Simon, un ado de 16 ans, vit avec ses deux soeurs et son chien dans une petite ville de la banlieue d’Atlanta. Ce fan de Harry Potter, d’Oréo et de théâtre est en secret amoureux de Blue. Blue est un garçon qu’il a rencontré sur le Tumblr du lycée. Il ne connaît pas sa véritable identité et peut-être le croise t-il tous les jours au bahut. Seul Blue sait que Simon est homosexuel…

Cela me rassure que la littérature young adult parle de plus en plus d’homosexualité. J’ai pu lire de nombreux romans aborder ce thème mais aussi de la transidentité. Et je dois dire que ces ouvrages étaient d’une très bonne qualité. Je me souviens d’Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, de Cette fille c’était mon frère, de Celle dont j’ai toujours rêvée mais aussi de Black Iris. Partir à la rencontre de destins différents du nôtre via la littérature offre la possibilité d’élargir l’esprit, c’est un des rôles des livres alors je ne peux que louer les auteurs qui permettent ce voyage vers la tolérance.

Et toi, as-tu lu ou envie de lire Simon VS Homo Sapiens agenda ?

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L’Élue (La Sélection – Livre III) – Kiera Cass #142

L'Elue - Kiera CassVue : Il ne reste plus que quatre candidates dans La Sélection. Amoureuse de Maxon, America reste toutefois effrayée à l’idée de lui avouer son amour. Est-ce que le Prince ne préférera pas une autre candidate ? D’autant plus que le Roi, qui ne l’apprécie pas du tout, souhaite s’en débarrasser au plus vite. Mais l’heure du choix a sonné et Maxon doit choisir sa femme qui deviendra la future Reine. Pendant ce temps, les renégats désirent plus que jamais détruire le royaume et menacent le bon déroulement de la compétition…
J’avoue ne pas avoir brûlé d’impatience de retrouver America. Cette héroïne m’exaspère. Fort heureusement, elle m’a moins énervé que dans le deuxième tome. Même si l’histoire est intéressante en soi ; rappelons qu’il s’agit d’une dystopie dans laquelle une société de castes a été instaurée après la chute des Etats-Unis, 300 ans après notre époque, le style d’écriture reste abominablement plat. Et j’avoue ne pas comprendre. Moi qui est tant aimé La Sirène de Kiera Cass, dont l’écriture était bien meilleure, il est surprenant que cette saga ait rencontré plus de succès. J’hésite même à lire la suite, mais ma curiosité me pousse à connaître la fin. Il reste deux tomes. Et comme il y a eu à la fin de ce roman un épisode qui m’a surpris, je me dis que, peut-être, ça vaut le coup de poursuivre. Puis, soyons honnête, il faut deux jours pour lire un livre alors…
Ouïe : Une condamnation
Goût : Une miche de pain chaude
Odorat : La pluie
Toucher : Un pendentif en forme d’étoile polaire

Éditions : Robert Laffont – Collection R
Pages : 337
Prix : 16,90 euros

L’Élite (La Sélection – Livre II) – Kiera Cass #130

L'Élite - Kiera CassVue : America est toujours dans la compétition pour devenir la princesse d’Illeà en tentant de conquérir le Prince Maxon. Elles ne sont plus que 6 candidates à faire partie de la Sélection et America ne semble plus être la favorite de Maxon. Il faut dire que la jeune femme est perdue, maintenant que son amour de toujours, Aspen, a rejoint la garde royale, son coeur oscille entre les deux et ses doutes quant à la justice du Royaume n’aident pas à lui donner envie de faire partie de l’Élite. Que faire, à part attendre un signe qui lui permettra de choisir ?
Que ce deuxième tome m’a exaspéré ! Vraiment, j’avais hâte de le terminer et passer à autre chose. Imaginez un peu dans l’état dans lequel je me trouvais : à chaque page (ou presque !), j’avais un désir ardent de gifler cette girouette d’America. Son indécision quant à son amour pour Maxon et Aspen a eu raison de moi. Ca m’a fatigué ! Il ne s’agit que de ça pendant tout le roman. De plus, un vain suspense essaie de nous garder éveillés alors que l’on voit à des kilomètres ce qui va se produire ! Fort heureusement, l’intrigue avance quand même un peu et nous en apprenons davantage sur la création d’Illeà et sur son fondateur Grégory. J’en ai, cependant, pas fini avec America ! Pourquoi la faire si lisse ? America est altruiste, gentille, elle pense à tout le monde et est pleine de bonnes attentions ; lorsqu’elle s’énerve ou fait quelque chose de « mal », ce n’est pas si terrible finalement puisque la finalité et de remettre en avant sa grande générosité. Et comme ce livre est bien plus mièvre que le premier tome, autant vous dire que ce trait de caractère n’arrange rien à l’effet guimauve !
Ouïe : Le sifflement d’un fouet
Goût : Des petits fours
Odorat : Le métal
Toucher : Un journal intime

Éditions : Robert Laffont – collection R
Pages : 311
Prix : 16,90 euros

Miss Peregrine et les enfants particuliers – Ransom Riggs #116

16640823_1465239030187138_3131923757528017058_nVue : Les histoires fantastiques racontées par son grand-père ont, depuis son enfance, fasciné Jacob ; une école mystérieuse sur une île abritant des enfants aux pouvoirs étranges. Alors que son grand-père se fait sauvagement assassiné par une créature étrange, Jacob prend conscience que ces histoires sont peut-être vraies et se met en quête de la vérité. L’école et les enfants existent-ils vraiment ?
J’affectionne les histoires surnaturelles mettant en scène des enfants. Je suis un grand admirateur du 5ème Règne mais aussi d’Autre-Monde de Maxime Chattam, de Ça de Stephen King ou encore de la série Stranger things de Matt et Ross Duffey. Ce roman avait donc toutes les chances de me séduire. Il n’en est pourtant rien. Ce n’est pas tant l’histoire en elle-même, cela provient peut-être davantage du style d’écriture et de la manière de raconter les actions qui s’y déroulent. Que les choses soient claires, nous avons là un roman à destination des adolescents, l’accessibilité est donc primordiale, mais contrairement à des livres comme Harry Potter ou encore Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, seuls les plus jeunes en apprécieront la lecture. Les plus grands n’y trouveront pas, selon moi, ce plaisir. Pour ma part, ce fut le cas et je ne poursuivrai pas avec les deux tomes suivants.
Ouïe : Des bombes
Goût : La viande crue
Odorat : La fumée bleue d’une pipe
Toucher : Des photos du passé

Éditions : Le livre de poche
Pages : 437
Prix : 7,90 euros

La Sélection – Kiera Cass #114

La Sélection - Kiera CassVue : Trois cent ans se sont écoulés depuis notre époque, une monarchie de castes a été instaurée aux États-Unis tombés en ruines et renommés Illeà. Cette année, le prince Maxon doit trouver une épouse, et pour cela un jeu de télé réalité, « La Sélection », est organisé. Toutes les filles célibataires en âge de se marier, et ce, quelle que soit leur caste, peuvent se présenter. Trente-cinq seront tirées au sort. America Singer fait partie des élues. Loin d’être une bonne nouvelle à ses yeux, elle doit donc quitter sa famille, vivre sous l’oeil des caméras mais surtout renoncer à son amour interdit avec Aspen. Mais lorsqu’ America rencontre le prince, toutes ses certitudes se brisent…
Cette dystopie est la rencontre de Hunger Games avec l’élection de Miss France et Le Bachelor. Trente-cinq filles deviennent rivales pour obtenir les faveurs du prince et sortir de leur condition. Malgré le côté girly et le sempiternel triangle amoureux, l’idée d’un futur tragique dans lequel une monarchie de castes a remplacé le capitalisme américain est intéressante. Chacun, selon sa position dans la société, a son rôle à jouer mais une majorité ne mange pas à sa faim. La rencontre du pouvoir symbolisé par le prince avec le peuple, représenté par America, offre l’opportunité à ceux qui gouvernent de prendre conscience de la réalité du quotidien de leurs sujets. C’est un roman qui se lit bien et Kiera Cass a une imagination d’où naissent de belles histoires. Cependant, en termes d’écriture, j’avoue avoir été frustré plus d’une fois. À mon sens, il manquait des détails, des descriptions. Nous sommes dans un futur dont nous ignorons tout et c’est important de comprendre ce nouveau monde. Par exemple, la famille royale possède un blason dont nous ignorons la représentation, lorsque l’auteure évoque un parfum, l’odeur et ses caractéristiques sont passées sous silence… Pour moi, c’est justement le travail d’un écrivain que de matérialiser des émotions, des ressentis et retranscrire un univers par les mots. Peut-être que cela viendra dans les quatre prochains tomes…
Ouïe : Un hymne national
Goût : Une tartelette aux fraises
Odorat : Une crème hydratante à la vanille
Toucher : Une lettre portant le blason royal en relief

Éditions : Robert Laffont – Collection R
Pages : 344
Prix : 16,90 euros