Black Iris – Leah Raeder #140

Black Iris - Leah RaederVue : Quand la part de ténèbres éclipse la lumière, impossible de retenir leur noirceur qui se déverse alors inéluctablement… Trahie, manipulée et humiliée, Laney Keating n’a qu’un seul et unique objectif : se venger de ceux qui lui ont fait du mal. La haine tel un poison mortel coule dans ses veines. Désormais venimeuse, elle le dit elle-même, « elle n’oublie jamais » et dans cette soif de vengeance, elle balaie les limites d’un revers ; sexe, alcool, drogue, manipulation, violence… Elle fera mal quitte à s’écorcher le coeur.
C’est dans une virée on ne peut plus sombre que nous entraîne Leah Raeder. Il y avait longtemps que je n’avais pas lu un roman aussi noir. Celui qui corrompt, abrasif, vous menant au point de non retour. Comme j’ai adoré ce livre ! L’héroïne n’est en rien un personnage bon ou une femme meurtrie en quête de rédemption. Elle est une plante gorgée de poison avec pour seul désir la destruction. Ce roman aborde des sujets durs et violents que sont l’homosexualité, le suicide, les maladies psychologiques, les rapports entre adolescents ou encore la dépendance. Des thèmes qui prennent la force d’un cyclone vous arrachant du sol sous la plume de l’auteure. Comment ne vas être envoûté par ce style ?! Les images y sont belles et sombres, les émotions sauvages et justes, les couleurs diluées et lumineuses. Les pages sont imprégnées d’odeurs si bien décrites. Tous les sens sont mobilisés avec Black Iris. Malgré un environnement destructeur il y a aussi de la poésie et de nombreuses phrases ont imprégnées mon cerveau de leur percutante résonance. Dès les premières lignes, j’ai su que je lisais un roman addictif et qu’il me serait impossible de le lâcher sans en voir dévoré chaque mot.
Ouïe : « Don’t dream it’s over » de Crowded House
Goût : Du sang mêlé à la mûre
Odorat : L’essence et le bitume
Toucher : Une peau douce sous un voile de sueur

Éditions : Éditions Prisma
Pages : 453
Prix : 17,95 euros

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Sharko – Franck Thilliez #118

Sharko - Franck ThilliezVue : Lucie Hennebelle, flic au 36 quai des Orfèvres, tue accidentellement un homme chez lui. Rentrée illégalement et en dehors d’une procédure légale, elle est anéantie. Son compagnon et coéquipier, Franck Sharko, prend les choses en main et n’a pas d’autres choix que de maquiller le crime et de récupérer l’enquête. Mais la victime n’est pas un simple quidam et cette mission va s’avérer bien plus noire et dangereuse qu’ils ne le pensaient. Entre la quête de vérité et l’adieu à leur intégrité, Hennebelle et Sharko vont devoir jouer serré au risque de tout perdre.
Dès la lecture du synopsis, j’ai été conquis. Il fallait impérativement que je le lise ! J’aime les aventures de Franck Sharko. Un personnage sombre dont chaque histoire m’a tenue en haleine. L’impression d’être en apnée tant que la fin n’a pas été révélée. C’est tout l’art de l’intrigue savamment maîtrisé par Franck Thilliez. Et ce dernier opus n’échappe à la règle. Les premières pages commencent très fort avec un prologue on ne peut plus fou. Je ne vous parle même pas de l’enquête ! Si angoissante ! Car il faut bien se l’avouer, si Lucie et Franck ont commis un acte grave en tuant un homme et faussant délibérément les investigations, il n’en reste pas moins des personnages attachants, humains et ayant la volonté de faire le bien. Le bien ? C’est aussi une des questions du roman. Où est la limite ? À quel moment franchit-on la ligne ? De plus, au-délà de la tension qui règne à chaque page, ce roman propose aussi une réflexion sur le capitalisme et de ses travers notamment dans la santé… Car c’est aussi une histoire de sang que nous livre Franck Thilliez. Un thème récurrent dans ses romans. Et croyez moi, Sharko ne fera pas exception… Ce livre glace le sang !
Ouïe : Une locomotive électrique
Goût : Des larmes de douleur
Odorat : Le sang menstruel
Toucher : Des sangsues

Éditions : France Loisirs / Fleuves Éditions
Pages : 571
Prix : 20,81 euros (prix club) / 21,90 euros (prix public)

Salem – Stephen King #117

Salem - Stephen King - JDL#117Vue : 1970. Un écrivain, Ben Mears, revient dans sa ville natale, Jerusalem’s Lot, y trouver l’inspiration pour un nouveau roman. Pendant que sur la colline, Marsten House, inhabitée depuis la mort tragique de ses occupants il y a 25 ans, hante la ville et suscite les rumeurs les plus noires, surviennent des événements étranges. Un chien est retrouvé empalé sur la grille d’un cimetière, un enfant disparaît, un autre est retrouvé mort… et très vite l’horreur surgit comme la nuit prend le pas sur le jour. La nuit où les cauchemars prennent vie.
Avec ce roman publié en 1975, Stephen King reprend le mythe de Dracula. Petits clins d’oeil très présents dans l’histoire avec notamment les références au roman de Bram Stoker et le personnage sombre qu’est Richard Throckett Straker. J’ai toujours eu un faible pour le mythe du vampire. Cet être séduisant qui apporte la mort au fil des nuits. Il y a un côté effrayant et érotique particulièrement fort et l’écart entre les deux est intéressant. J’ai donc aimé retrouver ce thème sous la plume de Stephen King, cet auteur que j’admire tellement. Qui mieux que lui sait retranscrire des histoires fantastiques avec autant de réel ? Je voyais le vampire à ma fenêtre ! Le maître de la peur sait précisément l’éveiller en appelant nos émotions et terreurs d’enfants les plus profondes. Il l’écrit très justement lorsqu’il évoque la nuit, période où l’on est capable de croire aux pires horreurs même surnaturelles alors qu’à la lumière du jour on se persuade que l’on a rêvé et on se moque de ses peurs que l’on trouve alors ridicules. N’avez-vous jamais ressenti cela ? C’est tellement vrai, selon moi. Et l’auteur prend sciemment son temps pour raconter et tandis que beaucoup y trouveront des longueurs, moi j’y vois le génie de raconter un quotidien, des personnages, une ville avec une vérité bluffante. J’ai été affreusement conquis !
Ouïe : Un bruit de succion
Goût : Le sang
Odorat : La charogne
Toucher : Un crucifix

Éditions : Le livre de poche
Pages : 830 pages avec les suppléments (l’histoire compte 695 pages)
Prix : 8,90 euros

Mais pourquoi aimons-nous nous faire peur ?

Halloween approche, nombreux sont ceux qui vont se gaver de films d’horreur (en plus de friandises) pour tenter de ressentir le grand frisson. La peur fait partie de nos instincts primitifs, et, depuis notre plus jeune âge, nous la recherchons. N’avez-vous jamais demandé et même redemandé à ce que l’on vous raconte des histoires effrayantes ?

Avoir peur a des effets positifs si elle est recherchée et non subie. Mais pourquoi aimons-nous avoir peur, quelles sont nos motivations ? Entrez… je vais tenter de vous apporter quelques réponses…

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Journal de lectures #5 -Lire un cauchemar

purgatoire-et-vol-cigognesBonjour lectrices et lecteurs !

Cette semaine pour ce « Journal de lectures », j’ai sélectionné deux livres que je souhaite lire depuis très longtemps. Ils sont sur ma liste depuis des années et je n’ai malheureusement pas encore pris le temps de les acheter et me plonger dedans. Je ne sais pas vous, mais je note toutes les oeuvres que j’ai envie de lire et chaque fois de nouvelles idées remplacent les anciennes… et entre temps ma liste s’allonge ! :-/

Mais quelque chose me dit que je ne vais plus attendre si longtemps pour ces deux là.

  • Le Purgatoire des innocents de Karine Giebel. J’aime ce genre de thrillers où les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on pense. Deux frères se réfugient chez un vétérinaire après avoir été blessés suite à un braquage. Pas de chance, ils ne savent vraiment pas chez qui ils sont tombés ! Cela me fait penser au livre de Sandrine Collette, Les Noeuds d’acier, que j’ai lu cet été.
  • Le Vol des cigognes de Jean-Christophe Grangé. Premier roman de l’auteur du best seller Les Rivières Pourpres, on y suit l’aventure d’un jeune étudiant reprenant la mission d’un ornithologue assassiné et retrouvé dans un nid de cigognes. Tentant de comprendre pourquoi ces oiseaux ne migrent plus, cadavres d’enfants mutilés et observateurs de volatiles massacrés jonchent sa route… il va alors aller d’horreur en horreur jusqu’à l’épouvantable vérité.

Avez-vous lu l’un de ces livres ? N’hésitez pas à me conseiller. Et si vous avez d’autres livres qui vous ont effrayés, partagez les ici.

À bientôt !

Angor – Franck Thilliez #74

Processed with VSCO with p5 presetVUE : Hantée par un étrange cauchemar, Camille, gendarme à Villeneuve-d’Ascq, est persuadée que cela vient de son cœur greffé. Elle n’a alors qu’une obsession, retrouver son donneur. Pendant ce temps à Paris, Sharko et son équipe sont sur une nouvelle affaire : une femme a été retrouvée séquestrée sous un arbre, les yeux blancs. Deux histoires bien distinctes qui vont pourtant se croiser sur un chemin semé d’horreurs.
C’est le premier roman de Franck Thilliez que je lis. Et autant vous dire que j’ai adoré ! Ce livre possède tout ce que je recherche chez un thriller, ou presque, le suspens au détour de chaque page, une intrigue captivante et des personnages attachants. Sans compter les informations intéressantes distillées au fil des pages ; j’ai apprécié apprendre des choses au cours de ma lecture. Thilliez semble prêter beaucoup d’attention aux travers humains et de notre société, en cela je le rapproche de Maxime Chattam. C’est ce qui va me pousser à lire d’autres de ses ouvrages. Attention, je préfère vous prévenir, si vous commencez Angor, vous ne pourrez plus vous arrêter !
OUÏE : Un métronome
GOÛT : Du Mal
ODORAT : Le formol
TOUCHER : Une lame de rasoir

Journal de lectures #4 – Horreur et fascination dans la Californie, fin des années 60

Journal de lecture 4 - The Girls et California girlsBonjour !

je suis heureux de vous retrouver dans ce nouvel article « Journal de lectures ». Pour rester dans le cadre de notre thème de la peur pour Halloween, je voulais vous parler de deux livres qui sont parus en même temps et dont on a beaucoup entendu parler dans la presse. Tout deux évoquent le même sujet effrayant et, je pense, perturbant mais pourtant fascinant : les meurtres de la secte de la « famille Manson ».

  • The Girls d’Emma Cline. Fin des années 60, une adolescente qui vit mal la séparation de ses parents se prend d’affection pour un groupe de filles qui vont l’entraîner petit à petit dans une secte au leader charismatique. La jeune femme est loin de s’imaginer la violence dans laquelle est va sombrer.
  • California girls de Simon Liberati. 8 août 1969, Charles Manson et sa bande de hippies fanatiques vont orchestrer une série de meurtres à Los Angeles. Parmi les victimes, Sharon Tate, l’épouse de Roman Polanski enceinte de huit mois. L’horreur et la violence vont choquer l’Amérique abreuvée d’images sanglantes sur ses écrans de télévision.

Par lequel des deux êtes-vous tenté ? J’avoue ne pas vouloir choisir je veux les deux !

Je vous souhaite un bon week-end.