Vidéo #29 – Mes lectures, mars 2018

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L’Appel du néant – Maxime Chattam #129

L'Appel du néant - Maxime ChattamVue : Un homme retrouvé en morceaux sur les rails du RER D en banlieue parisienne, c’est une nouvelle enquête pour la SR menée par Ludivine Vancker et son équipe. Lorsqu’ils doivent collaborer avec la DGSI, Ludivine sent que quelque chose cloche. Ils ne sont pas seulement face à un monstre mais devant une menace bien plus grande… Et quand Ludivine est enlevée, il n’y a plus de temps à perdre. Le compte à rebours a commencé…
Ce nouveau thriller de Maxime Chattam semble bien trop réel. Abordant le sujet du terrorisme, on ne peut faire que le rapprochement avec ce que nous vivons actuellement. Et l’auteur a bien su ancrer son histoire dans ce climat où règne la psychose. Bien des livres de Maxime Chattam ont cette particularité, à travers la force de son écriture, de sembler réels mais il est plus facile d’avoir du recul face à une histoire qui n’entre pas, ou moins, en résonance avec la nôtre. L’Appel du néant a, de ce fait, cette dimension particulière par rapport à ses autres livres ; il nous touche tous. L’impact de l’authenticité et de la crédibilité du roman passe aussi par les nombreuses informations sur la technologie et les nouveaux procédés mis en place dans le cadre d’enquêtes criminelles. C’est une mine d’informations enrichissantes que partage Maxime Chattam, comme à son habitude. Il y a une volonté de renseigner sur l’évolution de ces techniques destinées à résoudre les plus noirs forfaits. Enfin, on ne peut aussi que garder à l’esprit lors de cette lecture, le stress et la pression qui incombent aux forces de l’ordre à qui est dédié ce livre, en plus des enseignants et des victimes des attentats.
Ouïe : The Sound of Silence de Simon & Garfunkel
Goût : Un thé au gingembre
Odorat : La poudre de fusil
Toucher : Un jouet Kinder

Éditions : Albin Michel
Pages : 516
Prix : 22,90 euros

Sharko – Franck Thilliez #118

Sharko - Franck ThilliezVue : Lucie Hennebelle, flic au 36 quai des Orfèvres, tue accidentellement un homme chez lui. Rentrée illégalement et en dehors d’une procédure légale, elle est anéantie. Son compagnon et coéquipier, Franck Sharko, prend les choses en main et n’a pas d’autres choix que de maquiller le crime et de récupérer l’enquête. Mais la victime n’est pas un simple quidam et cette mission va s’avérer bien plus noire et dangereuse qu’ils ne le pensaient. Entre la quête de vérité et l’adieu à leur intégrité, Hennebelle et Sharko vont devoir jouer serré au risque de tout perdre.
Dès la lecture du synopsis, j’ai été conquis. Il fallait impérativement que je le lise ! J’aime les aventures de Franck Sharko. Un personnage sombre dont chaque histoire m’a tenue en haleine. L’impression d’être en apnée tant que la fin n’a pas été révélée. C’est tout l’art de l’intrigue savamment maîtrisé par Franck Thilliez. Et ce dernier opus n’échappe à la règle. Les premières pages commencent très fort avec un prologue on ne peut plus fou. Je ne vous parle même pas de l’enquête ! Si angoissante ! Car il faut bien se l’avouer, si Lucie et Franck ont commis un acte grave en tuant un homme et faussant délibérément les investigations, il n’en reste pas moins des personnages attachants, humains et ayant la volonté de faire le bien. Le bien ? C’est aussi une des questions du roman. Où est la limite ? À quel moment franchit-on la ligne ? De plus, au-délà de la tension qui règne à chaque page, ce roman propose aussi une réflexion sur le capitalisme et de ses travers notamment dans la santé… Car c’est aussi une histoire de sang que nous livre Franck Thilliez. Un thème récurrent dans ses romans. Et croyez moi, Sharko ne fera pas exception… Ce livre glace le sang !
Ouïe : Une locomotive électrique
Goût : Des larmes de douleur
Odorat : Le sang menstruel
Toucher : Des sangsues

Éditions : France Loisirs / Fleuves Éditions
Pages : 571
Prix : 20,81 euros (prix club) / 21,90 euros (prix public)

La nuit des enfants rois – Bernard Lenteric #115

La nuit de enfants rois - Bernard LentericVue : Le temps d’une nuit dans Central Park, sept adolescents se font violemment agressés  et violés pour certains. Il ne fallait que ça pour que tout bascule… Car ces enfants ne sont pas ordinaires, ce sont des génies. De cette affreuse nuit, la haine va les submerger et faire naître un désir de vengeance et de tout détruire. Ils ne forment qu’un seul esprit redoutable et Jimbo Farrar, qui les connaît depuis leur plus jeune âge, l’a compris. Mais a t-il vraiment envie de les arrêter ?
Un synopsis on ne pleut plus excitant ! La nuit des enfants rois, publié en 1981est un thriller ou règnent la manipulation et l’intelligence. J’ai été particulièrement séduit par l’idée d’enfants ultra intelligents comme arme de destruction. Ils n’ont beau avoir que 15 ou 16 ans, c’est avec une froideur et un manque total de compassion qu’ils tuent à tour de bras. En revanche, même si c’est un véritable parti pris de l’auteur, le style aseptisé et neutre comme si c’était un rapport ou le récit produit par un ordinateur, ne m’a pas convaincu. Non seulement, il ne m’a pas permis de m’attacher aux personnages quels qu’ils soient, mais il ne m’a pas également offert la possibilité de plonger totalement dans l’histoire. L’impression de lire un compte-rendu était omniprésente et me tenait à distance du récit. Néanmoins, ce livre se lit bien et l’envie de savoir la fin reste la plus forte.
Ouïe : La voix d’un ordinateur
Goût : Des trains électriques
Odorat : Un nettoyant désinfectant
Toucher : Le bout des doigts d’amis

Éditions : Le livre de poche
Pages : 281
Prix : 6,10 euros

Deuils de miel – Franck Thilliez #111

Deuils de miel - Franck ThilliezVue : Le commissaire Sharko sombre peu à peu dans la dépression suite au décès de son épouse et de sa fille. Une femme retrouvée morte dans une église, entièrement rasée sans aucune blessure ni marque extérieure, l’oblige à se plonger dans une nouvelle enquête. Méticuleux, le meurtrier friand d’énigmes, semble avoir un projet machiavélique où la mort est partout. Cette enquête entraînera Sharko dans les ténèbres et la folie meurtrière les plus noires et le ramènera à ses propres démons.
Un thriller mêlant investigations et histoire personnelle pour mettre l’humain, ses démons, son passé, son évolution au centre de l’intrigue ; j’adhère ! Il est toujours intéressant dans ce genre de roman très noir de ne jamais oublier l’humain. Franck Thilliez sait tricoter des histoires comme ça. Retrouver Sharko fut très agréable aussi. Je l’avais rencontré dans Angor, un roman dont l’intrigue se passe bien plus tard que Deuils de miel. Avoir ce recul sur le personnage est enrichissant et j’aspire à lire les autres depuis le début. Je précise que les lire dans le désordre ne m’a posé aucun problème car les livres peuvent se lire indépendamment. J’ai d’ailleurs pu constater quelques similitudes comme les marchés souterrains, les ventes illégales et secrètes dont l’atmosphère glace le sang. Ces endroits me rappelle également la Cour des miracles d’In tenebris de Maxime Chattam.
Ouïe : Le cri du Sphinx à tête de mort
Goût : Le miel
Odorat : Les phéromones
Toucher : Des toiles d’araignées

#help – Sinéad Crowley #107

#help - Sinéad CrowleyVue : Sur le forum NetMaman, on se retrouve pour parler bébé, échanger astuces et bons conseils, se soutenir aussi ; pourtant, ici le danger guette. Quand certaines des utilisatrices disparaissent et sont retrouvées mortes, Claire Boyle, sergent-détective enceinte de 6 mois, se lance corps et âme dans cette enquête. C’est sans compter sur son médecin et son mari qui la mettent au repos forcé ! Alors pour tuer le temps, Claire s’inscrit sur NetMaman…
Malgré l’univers de la maternité, qui n’est pas du tout ma tasse de thé, je me suis dit en lisant le synopsis « Pourquoi pas ? ». C’est une exclusivité France Loisirs et je voulais tenter quelque chose de différent. Ce ne fut pas une si bonne idée que ça ! Je n’ai pas adhéré à cet environnement bébé, couches et vomi… Oui bon, je me laisse aller à la caricature :-p ! L’enquête m’a permis de m’accrocher et de continuer ma lecture jusqu’à la fin sur laquelle je misais beaucoup. J’espérais une chute surprenante… Elle fut décevante aussi. Souvent, à la fin des polars, j’aime me dire, « Je me suis bien fait avoir ! Je ne n’y attendais pas ». Là, en l’occurence, ça a plutôt été « Ah ! Ok… ». Non pas que j’avais deviné mais c’était un peu trop classique. Je pense qu’il faut être maman pour apprécier l’histoire comme il se doit. N’ayant pas d’affinité avec la maternité, je suis passé à côté !
Ouïe : Les touches d’un clavier d’ordinateur
Goût : Une Guinness
Odorat : Les couches de bébé
Toucher : Une blouse Penneys à 5 euros

Éditions : France Loisirs
Pages : 430
Prix : 17,50 euros

Le Tailleur de pierre – Camilla Läckberg #104

11898872_1022929847751394_3907368658873711211_nVUE : Une petite fille retrouvée noyée et la vie tranquille de Fjällbacka est soudain bouleversée. Mais quand la thèse de l’accident est définitivement écartée, c’est une nouvelle enquête qui s’annonce pour Patrick Hedstöm, contraint de laisser sa compagne, Erica Falck, avec leur bébé et en pleine dépression postnatale. Entre les querelles de voisinages, les secrets de famille et les conflits au sein du commissariat, Patrick Hedström et son équipe vont se plonger dans cette sombre enquête afin de comprendre comment l’on peut s’en prendre à une enfant et surtout arrêter le coupable.
Trépidant ! C’est toujours un plaisir de se plonger dans un polar de Camilla Läckberg. Après La Princesse des glaceset Le Prédicateur, ce troisième volet nous transporte une fois encore dans ce que les humains ont de plus détestable. J’ai particulièrement aimé basculer entre le récit du passé et celui du présent puis tenter de faire le lien entre eux. Quant à Erica et Patrick, comment ne pas apprécier les retrouvailles avec ses personnages attachants et suivre leur évolution ?
OUÏE :Le hurlement d’une maman désespérée
GOÛT : Les sucreries
ODORAT :Le brûlé
TOUCHER : Un bloc de granite

Éditions : Babel noir
Pages : 590
Prix : 10 euros