Une seconde avant Noël – Romain Sardou #125

Une seconde avant Noël - Romain SardouVue : Au milieu du XIXème siècle, un petit garçon, Harold Gui, vit dans les rues de Cokecuttle, une ville industrielle anglaise. La grisaille, la misère et la faim l’accompagnent quotidiennement mais son ami Le Falou lui conte mille histoires fabuleuses maintenant ses rêves intacts. Et le rêve manque cruellement en cette année 1851, c’est pourquoi la Fée Dora est bien décidée à créer un événement spécial pour Noël. Il faut que la magie de Noël revienne et Harold pourrait bien jouer un rôle clé…
Il n’y a pas meilleure histoire pour se mettre dans l’ambiance de Noël ! Avec ce roman touchant, Romain Sardou (oui c’est bien le fils de Michel !) nous raconte la création du célèbre personnage à la longue barbe blanche habillé de rouge. Il s’agit bien du Père Noël. Quand je vous disais qu’il n’y avait pas mieux ! Une vague de chaleur, de bien-être et de merveilleux nous enveloppe tout le temps de cette belle lecture. Et que l’on soit petit ou grand, peu importe, les enfants apprécieront ces moments féériques tandis qu’il sera un excellent rappel aux adultes qu’entretenir son âme d’enfant est essentiel. Le style doux et humoristique de l’auteur est juste ce qu’il faut et l’on oscille entre rire et moments d’émotions. Comment y échapper lorsque cela touche les enfants et l’événement le plus beau de l’année ? Ce fut une joie de découvrir les origines de cette fête, selon Romain Sardou ; tous les petits clins d’oeil qui font Noël comme les rennes, le carillon du traineau, les lutins, la fabrication des jouets, la décoration du sapin… Adorable et réconfortant. Et forcément, ça fonctionne sur l’enfant que je suis.
Ouïe : Le tintement d’une clochette
Goût : Une bûche en chocolat
Odorat : Le sapin
Toucher : Un papier cadeau brillant de mille feux

Éditions : France Loisirs / XO E
Pages : 315
Prix : 22 euros (prix public)

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Charlie et la chocolaterie – Roald Dahl #124

Charlie et la Chocolaterie - Roald DahlVue : Vivant pauvrement dans une petite maison avec ses parents et ses quatre grands-parents, Charlie passe devant la célèbre Chocolaterie de Willy Wonka tous les jours, des étoiles plein les yeux, pour se rendre à l’école. Lorsque le mystérieux propriétaire de la chocolaterie annonce qu’il autorisera 5 enfants à visiter son usine, tous les enfants se mettent à rêver. Pour faire partie des heureux élus, il faut trouver l’un des 5 tickets d’or cachés dans les barres de chocolats Willy Wonka.
Je dois faire partie du peu de personnes qui n’ont pas lu ce livre d’enfant, pourtant si populaire. Ce fut donc l’occasion lorsque l’on m’a offert le livre en version originale. J’avais un très bon a priori puisque j’ai adoré Mathilda du même auteur. Et Charlie et la chocolaterie a été à la hauteur des mes espérances. Ô combien j’aime ces livres que l’on peut lire enfant comme adulte. D’accord, ce roman est pétri de bons sentiments – et tant mieux, puisqu’il est avant tout destiné aux têtes blondes – mais cela ne gâche en rien la lecture, même quand on est plus grand. La relation de Charlie avec ses grands-parents m’a touché ; ce partage des choses simples mais qui rendent une vie plus jolie. Puis quand vient le moment de découvrir la chocolaterie, c’est un monde rempli de rêves qui s’offre à nous ! Comment résister à toutes les inventions de Willy Wonka, toutes plus farfelues les unes que les autres ? Et en parlant de Willy Wonka ! En voilà un personnage on ne peut plus génial ! Excentrique, drôle, créatif et malin, on a qu’une envie, le rencontrer. Enfin, et c’est là aussi le talent de Roald Dahl, j’ai adoré les chansons de Oompa-Loompas rappelant aux petits comme au grand l’essentiel.
Ouïe : Le rire des Oompa-Loompas
Goût : Un chewing-gum qui change de goût
Odorat : Le chocolat
Toucher : La main de son grand-père

Éditions : Puffin Books (version originale)
Pages : 180
Prix : 9,99 £ (environ 11,39 euros)

Journal de lectures #58 – L’enfant et l’adulte au coeur d’une saga littéraire

À la croisée des mondes - Philip Pullman

Bonjour mes chères lectrices, bonjour mes chers lecteurs,

Dans une discussion littéraire (comme il m’arrive souvent d’en avoir), on m’a parlé de la saga fantasy À la croisée des mondes de Philip Pullman dont la suite, en version originale, est paru le 19 octobre dernier.

Cette oeuvre est difficile à résumer tant son univers est riche mais nous y croisons des personnes humaines liées un à daemon, un animal de compagnie qui les suit continuellement, des mondes parallèles remplis de mystères, une Église qui donne à réfléchir sur la religion et de jeunes héros qui semblent attachants.

Les trois premiers livres constituent la première trilogie commencée en 1995. À la croisée des mondes a été vendu à des millions d’exemplaires et adaptée au cinéma en 2007. Et ce que j’aime, c’est qu’elle s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Il n’y a pas que Harry Potter dans la vie ! 😉

Le passage de l’enfance à l’âge adulte, la mort et la religion sont autant de thèmes qui me séduisent et me parlent aussi. L’envie de commencer cette saga devient, par conséquent, de plus en plus pressante !

Et vous, avez-vous lu ou envie de lire cette saga de Philip Pullman ?

Miss Peregrine et les enfants particuliers – Ransom Riggs #116

16640823_1465239030187138_3131923757528017058_nVue : Les histoires fantastiques racontées par son grand-père ont, depuis son enfance, fasciné Jacob ; une école mystérieuse sur une île abritant des enfants aux pouvoirs étranges. Alors que son grand-père se fait sauvagement assassiné par une créature étrange, Jacob prend conscience que ces histoires sont peut-être vraies et se met en quête de la vérité. L’école et les enfants existent-ils vraiment ?
J’affectionne les histoires surnaturelles mettant en scène des enfants. Je suis un grand admirateur du 5ème Règne mais aussi d’Autre-Monde de Maxime Chattam, de Ça de Stephen King ou encore de la série Stranger things de Matt et Ross Duffey. Ce roman avait donc toutes les chances de me séduire. Il n’en est pourtant rien. Ce n’est pas tant l’histoire en elle-même, cela provient peut-être davantage du style d’écriture et de la manière de raconter les actions qui s’y déroulent. Que les choses soient claires, nous avons là un roman à destination des adolescents, l’accessibilité est donc primordiale, mais contrairement à des livres comme Harry Potter ou encore Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, seuls les plus jeunes en apprécieront la lecture. Les plus grands n’y trouveront pas, selon moi, ce plaisir. Pour ma part, ce fut le cas et je ne poursuivrai pas avec les deux tomes suivants.
Ouïe : Des bombes
Goût : La viande crue
Odorat : La fumée bleue d’une pipe
Toucher : Des photos du passé

Éditions : Le livre de poche
Pages : 437
Prix : 7,90 euros

La nuit des enfants rois – Bernard Lenteric #115

La nuit de enfants rois - Bernard LentericVue : Le temps d’une nuit dans Central Park, sept adolescents se font violemment agressés  et violés pour certains. Il ne fallait que ça pour que tout bascule… Car ces enfants ne sont pas ordinaires, ce sont des génies. De cette affreuse nuit, la haine va les submerger et faire naître un désir de vengeance et de tout détruire. Ils ne forment qu’un seul esprit redoutable et Jimbo Farrar, qui les connaît depuis leur plus jeune âge, l’a compris. Mais a t-il vraiment envie de les arrêter ?
Un synopsis on ne pleut plus excitant ! La nuit des enfants rois, publié en 1981est un thriller ou règnent la manipulation et l’intelligence. J’ai été particulièrement séduit par l’idée d’enfants ultra intelligents comme arme de destruction. Ils n’ont beau avoir que 15 ou 16 ans, c’est avec une froideur et un manque total de compassion qu’ils tuent à tour de bras. En revanche, même si c’est un véritable parti pris de l’auteur, le style aseptisé et neutre comme si c’était un rapport ou le récit produit par un ordinateur, ne m’a pas convaincu. Non seulement, il ne m’a pas permis de m’attacher aux personnages quels qu’ils soient, mais il ne m’a pas également offert la possibilité de plonger totalement dans l’histoire. L’impression de lire un compte-rendu était omniprésente et me tenait à distance du récit. Néanmoins, ce livre se lit bien et l’envie de savoir la fin reste la plus forte.
Ouïe : La voix d’un ordinateur
Goût : Des trains électriques
Odorat : Un nettoyant désinfectant
Toucher : Le bout des doigts d’amis

Éditions : Le livre de poche
Pages : 281
Prix : 6,10 euros