Love, Simon – Becky Albertalli #152

Love, Simon - Becky Albertalli SDL#152Vue : Simon vit dans une petite ville en banlieue d’Atlanta. Ce jeune lycéen, fan d’Harry Potter, aime voir ses trois meilleurs amis, promener son chien Bieber et dévorer des Oréos. Et puis, il y a Blue. Blue est un garçon avec qui il échange beaucoup par email sans connaître sa véritable identité. Ils savent uniquement qu’ils sont dans le même lycée. Blue est le seul à savoir que Simon est homosexuel. Mais Martin Addison, un camarade du lycée, a découvert la correspondance et menace de tout révéler…
Quel plaisir de lire un roman sur l’homosexualité qui n’est pas englué dans ses clichés habituels. Avec Love, Simon, Becky Albertalli aborde ce thème avec tant de bienveillance et de simplicité qu’on ne peut être que touché. J’ai tant aimé voir des adolescents n’ayant pas honte de ce qu’ils sont, simplement frileux par l’idée du Coming Out qui ne devrait pas avoir besoin d’être fait. Je partage si profondément cet avis. La construction du roman, le quotidien de Simon entrecoupé des échanges avec Blue, montre un jeune homme pleinement heureux quand il peut être lui même dans ces échanges sans filtre. Les parties e-pistolaires sont émouvantes et drôles à la fois. Je suis sensible aux histoires où l’on passe du rire à l’émotion qui caresse le coeur. Cela rend tout tellement plus humain. Bien sûr, on ne peut pas parler de l’homosexualité sans l’entourage et, là encore, la famille et les amis sont dépourvus de lieux communs. C’est tendre, irrésistiblement hilarant et chaleureux. Quel réconfort de se plonger dans ce type de lecture. À travers ces pages, j’ai revu parfois mes années lycée que j’ai tant aimées, et rien que pour ça, je suis enchanté de m’être tourné vers ce livre. J’irai voir le film qui sort aujourd’hui !
Ouïe : « Auld Lang Syne » de Doogie MacLean
Goût : Des Oréos
Odorat : Des gaufres
Toucher : Un t-shirt d’Elliott Smith

Éditions : France Loisirs/Hachette Romans
Pages : 315
Prix : 17 euros

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Journal de lectures #89 – Un cahier de vacances 100% langue française pour les grands par Le Figaro Littéraire

100% langue française - Le Figaro Littéraire - JDL#89

Salut toi !

Tu sais quoi ? Ça me fait plaisir de te parler de cahier de vacances. Oui, oui, car dans « cahier de vacances » il y a « vacances » et elles approchent ! J’ai tellement hâte. Ne plus penser au quotidien, filer au bord de l’océan et avoir un peu de temps pour moi et ceux que j’aime… Mais je m’emballe ! Retournons à ce pourquoi je t’écris aujourd’hui, Jouer avec la langue française !, un hors série proposé par Le Figaro Littéraire pour s’amuser tout en apprenant.

Dans ce cahier de 98 pages, tu y découvriras des QCM, des dictées, des astuces et un tas de connaissances te permettant de te confronter à la langue française tout en t’amusant. Et c’est le plus important car ça reste un cahier de vacances, alors tant qu’à faire autant passer un bon moment. Sur la plage, dans le train, l’avion, en solo ou avec sa famille et les amis (autant en faire profiter les autres !) ça changera des tests débiles des magazines (oh si, on en a tous fait, ne dis pas le contraire !).

Et toi, as-tu envie de jouer avec ce cahier du Figaro Littéraire ?

Celle dont j’ai toujours rêvé – Meredith Russo #151

Celle dont j'ai toujours rêvé - Meredith RussoVue : Tout juste arrivée à Lambertville, Amanda découvre un nouveau lycée où elle souhaite s’intégrer et prendre un nouveau départ. Très vite populaire, elle sent qu’elle pourrait être heureuse ici. Consciente qu’elle doit être vigilante à cause de son lourd secret, Amanda baisse sa garde en rencontrant Grant. Il est de ceux pour qui il vaut la peine de se dévoiler. Mais Amanda peut tout perdre… Car son secret c’est qu’avant, elle s’appelait Andrew.
Vous l’avez compris, ce roman Young Adult aborde le thème de la transidentité. J’avais adoré lire Cette fille c’était mon frère, et je souhaitais renouveler l’expérience. Avec ce livre, nous sommes dans la tête d’Amanda qui est la narratrice. Nous comprenons alors ses doutes, ses craintes, ses traumatismes notamment après les violences subies au lycée. C’est l’occasion aussi pour Meredith Russo d’aborder le mal être des adolescents, contraints de garder secrètement ce qu’ils sont afin de rentrer dans le moule, dans la norme. Ce sujet complexe de la transidentité est aussi intéressant qu’éprouvant. Il est tellement violent de voir le regard changer de l’admiration au dégoût lorsque « la vérité » est révélée. Quelle vérité, après tout ? N’est-ce pas être vrai lorsque l’on ose montrer ce que l’on est à l’intérieur ? J’ai aimé retrouver dans ce roman également la relation avec les parents qui n’est pas simple. La mère est d’ailleurs particulièrement touchante. Celle dont j’ai toujours rêvé est un livre qui participe à compréhension de ce sujet encore tabou et j’apprécie cela. J’avais même envie d’en apprendre encore plus.
Ouïe : Lose yourself to dance de Daft Punk
Goût : L’Estradiol et l’Escitalopram
Odorat : La transpiration
Toucher : Une robe de bal violette

Éditions : Pocket Jeunesse
Pages : 311
Prix : 17,90 euros

Journal de lectures #88 – Confession + Passé = Bouleversement

Les Mots du passé - Jean-Michel Denis JDL#88

Bonjour lectrice, bonjour lecteur,

En voilà une formule arithmétique assez simple et, bien souvent, tellement vraie ! C’est ce que m’inspire le synopsis du livre Les Mots du passé de Jean-Michel Denis que l’on m’a conseillé chaleureusement.

Été 2003, la canicule assèche la France. Louis et son fils décident de prendre le large en bord de mer chercher un peu de fraîcheur mais un coup de téléphone les oblige à faire demi-tour. C’est Pierre, le papa de Louis. Ce vieil homme de 80 ans, solitaire et taciturne éprouve soudain un besoin urgent de dévoiler son passé à son fils… Pierre et Louis vont alors remonter le temps jusqu’aux années sombres de l’occupation à Paris… Les conséquences ? Un bouleversement !

Les secrets de famille sont des sujets fréquents en littérature et au cinéma. Les Mots du passé est une histoire humaine présageant des événements tragiques au vue de la période contée par le père de Louis, à savoir l’occupation. Je pourrais peut-être me faire une séance lecture à thème car j’ai également le Journal d’Anne Frank qui m’attend.

Et toi, as-tu lu ou envie de lire ce roman ?

Ne lâche pas ma main – Michel Bussi #150

Ne lâche pas ma main - Michel BussiVue : Martial et Liane Bellion passent des vacances tranquilles avec leur fille sur l’île de la Réunion… jusqu’à ce que Liane disparaisse. Le dernier à l’avoir vu est son mari. Lorsque l’on retrouve des traces de sang dans la chambre d’hôtel et l’arme du crime avec les empreintes de Martial, il n’y a aucun doute sur le coupable. Et la fuite de ce dernier avec sa fille, est pour les autorités l’aveu du meurtre ; s’engage alors une course poursuite à travers l’île.
Dans ce roman publié en 2017, tous les ingrédients qui font le succès de Michel Bussi sont là. Pourtant, l’alchimie a moins pris. Peut-être parce que l’on devine dès le début un élément important de l’enquête. À moins, qu’après avoir lu deux romans de l’auteur, la connaissance de la mécanique crée un sentiment de déjà-vu. Malgré tout, l’intrigue suscite l’intérêt et on se laisse facilement embarquer par l’histoire forte en rebondissements. Je recommanderais Ne lâche pas ma main à ceux qui connaissent moins l’univers de Michel Bussi. En ce qui me concerne, après avoir lu celui qui reste le plus passionnant pour moi, Les Nymphéas noirs, j’ai probablement davantage d’attentes. Ce qui, toutefois, est plaisant, c’est l’immersion dans la culture réunionnaise. Au-delà de l’enquête, l’auteur souligne la richesse et la pauvreté de l’île ainsi que de ses habitants. N’ayant que peu de connaissances sur ce département d’outre-mer français, j’ai apprécié cette découverte.
Ouïe : « Sous les sunlights des tropiques » de Gilbert Montagné
Goût : Un rhum arrangé
Odorat : La goyave
Toucher : Un couteau de cuisine

Éditions : France Loisirs/Presses de la Cité
Pages : 463
Prix : 22,50 euros (prix public)