Journal de lectures #83 – La naissance et l’histoire du monde gréco-romain dans un long poème

Les Métamorphoses - Ovide

Bonjour mes chères lectrices et mes chers lecteurs,

Le printemps est la saison du renouveau, des transformations et cela me fait penser aux Métamorphoses d’Ovide. Un livre dont on a croisé le chemin au collège ou à l’université. Ce très long poème – douze mille vers quand même ! – a bien souvent attisé ma curiosité. J’aime l’idée d’expliquer l’histoire du monde par des fables.

Dans son oeuvre écrite vraisemblablement au Ier siècle, Ovide y raconte les légendes des transformations miraculeuses ou métamorphoses pour expliquer les origines du monde jusqu’à l’époque où il a vécu, à savoir le règne de l’Empereur Auguste. On y croise des dieux est des héros changés en bêtes, en plantes ou encore en rochers par la volonté des dieux ou par magie. Parmi les plus connues, le mythe de Persée et Andromède, celui du roi Midas, de Narcisse…

Les Métamorphoses d’Ovide ont inspiré de nombreux artistes notamment les peintres et les musiciens. C’est une source d’informations qui donne des clés pour comprendre de nombreuses autres oeuvres. Comme les contes pour enfant, ce genre de lecture nourrit l’imaginaire et offre des interprétations riches.

Et vous, avez-vous lu ou envie de lire ce livre ?

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L’Élue (La Sélection – Livre III) – Kiera Cass #142

L'Elue - Kiera CassVue : Il ne reste plus que quatre candidates dans La Sélection. Amoureuse de Maxon, America reste toutefois effrayée à l’idée de lui avouer son amour. Est-ce que le Prince ne préférera pas une autre candidate ? D’autant plus que le Roi, qui ne l’apprécie pas du tout, souhaite s’en débarrasser au plus vite. Mais l’heure du choix a sonné et Maxon doit choisir sa femme qui deviendra la future Reine. Pendant ce temps, les renégats désirent plus que jamais détruire le royaume et menacent le bon déroulement de la compétition…
J’avoue ne pas avoir brûlé d’impatience de retrouver America. Cette héroïne m’exaspère. Fort heureusement, elle m’a moins énervé que dans le deuxième tome. Même si l’histoire est intéressante en soi ; rappelons qu’il s’agit d’une dystopie dans laquelle une société de castes a été instaurée après la chute des Etats-Unis, 300 ans après notre époque, le style d’écriture reste abominablement plat. Et j’avoue ne pas comprendre. Moi qui est tant aimé La Sirène de Kiera Cass, dont l’écriture était bien meilleure, il est surprenant que cette saga ait rencontré plus de succès. J’hésite même à lire la suite, mais ma curiosité me pousse à connaître la fin. Il reste deux tomes. Et comme il y a eu à la fin de ce roman un épisode qui m’a surpris, je me dis que, peut-être, ça vaut le coup de poursuivre. Puis, soyons honnête, il faut deux jours pour lire un livre alors…
Ouïe : Une condamnation
Goût : Une miche de pain chaude
Odorat : La pluie
Toucher : Un pendentif en forme d’étoile polaire

Éditions : Robert Laffont – Collection R
Pages : 337
Prix : 16,90 euros

Journal de lectures #82 – La folie est-elle inhérente au génie ?

Le génie et la folie - Philippe Brenot JDL#82

Bonjour mes chères lectrices et mes chers lecteurs,

En ce vendredi, je me pose une question sur la créativité. Est-ce que la folie participe à la naissance du génie ? C’est en parcourant ma liste de livres à lire que je suis tombé sur Le Génie et la folie de Philippe Brenot, me rappelant alors que le désir de lire cette analyse est né de cette interrogation qui me taraude.

Parce que Rimbaud avait des crises hallucinatoires, que Goethe traversait des phases maniaco-dépressives, que Munch était angoissé, sans oublier la dépendance aux drogues de Baudelaire ou de Cocteau, les tendances suicidaires de Gauguin, de Van Gogh ou encore de Virginia Woolf, comment ne pas faire le lien ? Que ce soit en littérature, en peinture ou en musique et bien d’autres domaines où la création s’accomplit, nombreux sont ceux dont le génie et la folie étaient intimement liés. Philippe Brenot explore ces destinées hors du commun posant cette question légitime : la création puise-t-elle toujours sa source dans la souffrance intérieure ?

Je suis content que cet ouvrage ce soit à nouveau révélé à moi car il m’intéresse tellement. Reste à trouver le temps…

Et vous, avez-vous lu ou envie de lire Le Génie et la folie ?

Le lien maléfique (La Saga des sorcières, tome 1) – Anne Rice #141

Le lien maléfique - Anne RiceVue : Mais qui est cette mystérieuse famille Mayfair ? Les légendes et rumeurs entourant chacun de ces membres depuis des siècles sont-elles vraies ? Notamment, celles concernant les femmes. On dit qu’elles sont des sorcières, enfin, celles qui ont vu « l’homme », et qu’elles se transmettent leurs maléfiques pouvoirs. Rowan Mayfair, adoptée et emmenée loin des siens, il y a 30 ans, revient à La Nouvelle-Orléans sur les traces de son passé… La malédiction peut alors continuer.
C’est une fresque familiale riche en événements et personnages que nous dépeint Anne Rice avec cette saga littéraire. Ce premier livre nous raconte la genèse du clan Mayfair, plus de deux-cents ans de générations qui ont engendré la plus puissante des sorcières, Rowan Mayfair. Ce fut, lors de cette lecture, un vrai bonheur de retourner, par les mots, à La Nouvelle Orléans ; moi qui est tant aimé son atmosphère, ses rues d’un autre temps et ses maisons si colorées et à l’architecture si reconnaissable. J’étais déjà conquis. Ajoutez à cela mon attrait pour les sorcières et vous comprendrez qu’il m’était impossible de passer à côté de cette aventure. Même si le gigantesque arbre généalogique des Mayfair et les très nombreuses informations inondant ce roman peuvent être déroutants, l’histoire n’en demeure pas moins passionnante. Tous ces détails, ces flashbacks et autres éléments historiques apportent du relief qui ne participent qu’à ne rendre plus réel ce que nous lisons. J’avais le sentiment d’être dans la sublime maison de First Street, de boire du Champagne avec Stella Mayfair ou de voir l’homme dans le jardin. Anne Rice sait donner vie aux mots et arracher le lecteur à son quotidien pour l’inclure dans son histoire. Et j’ai aimé ça !
Ouïe : Le concerto de Beethoven pour violon et orchestre
Goût : Le ricin
Odorat : Le bois chauffé par le soleil
Toucher : Une émeraude en pendentif

Éditions : Pocket
Pages : 984
Prix : 10,70 euros

Journal de lectures #81 – Elève & professeur… une liaison interdite

Free fall - Leah Raeder JDL#81

Bonjour mes chères lectrices, mes chers lecteurs,

Cette semaine est dédiée à un auteur, autrefois auteurE, que j’ai découvert il y a un an et dont j’ai beaucoup aimé la plume et la sensibilité ; Leah Raeder, aujourd’hui connu sous le nom d’Elliot Wake. J’ai dévoré Black Iris, une pépite, alors forcément je veux retenter l’expérience. Peu de ses romans sont traduits en français, mais il y en a un autre qui le fut et disponible aux éditions Prisma, Free Fall.

À tout juste 18 ans, Maise O’Malley s’apprête à commencer des études de cinéma. La jeune fille au caractère bien trempé et mentant volontiers sur son âge fait la rencontre d’Evan dans une fête foraine. L’alchimie est immédiate même si pour Maise c’est une histoire sans lendemain. Pourtant, impossible de sortir ce trentenaire de ses pensées. Et contre toute attente l’étudiante découvre l’amour. Quel n’est donc pas sa stupeur lorsque le jour de la rentrée, Maise découvre qu’Evan n’est autre que Mr Wilke, son nouveau professeur de cinéma. Malgré leurs sentiments, ils décident de mettre fin à leur relation. C’est sans compter sur leur irresistible attirance mutuelle et leur amour prend alors le goût sulfureux d’une liaison dangereuse. Dans les couloirs de l’université, ils se parent du masque de l’indifférence mais bientôt les rumeurs courent…

Nous avons là une histoire d’amour secrète, interdite et sulfureuse. Le genre d’histoire qui déchaînent les passions, et là où il y a passion, il y a émotions fortes… tout ce que j’aime !

Et vous, avez-vous lu ou envie de lire Free Fall ?

Black Iris – Leah Raeder #140

Black Iris - Leah RaederVue : Quand la part de ténèbres éclipse la lumière, impossible de retenir leur noirceur qui se déverse alors inéluctablement… Trahie, manipulée et humiliée, Laney Keating n’a qu’un seul et unique objectif : se venger de ceux qui lui ont fait du mal. La haine tel un poison mortel coule dans ses veines. Désormais venimeuse, elle le dit elle-même, « elle n’oublie jamais » et dans cette soif de vengeance, elle balaie les limites d’un revers ; sexe, alcool, drogue, manipulation, violence… Elle fera mal quitte à s’écorcher le coeur.
C’est dans une virée on ne peut plus sombre que nous entraîne Leah Raeder. Il y avait longtemps que je n’avais pas lu un roman aussi noir. Celui qui corrompt, abrasif, vous menant au point de non retour. Comme j’ai adoré ce livre ! L’héroïne n’est en rien un personnage bon ou une femme meurtrie en quête de rédemption. Elle est une plante gorgée de poison avec pour seul désir la destruction. Ce roman aborde des sujets durs et violents que sont l’homosexualité, le suicide, les maladies psychologiques, les rapports entre adolescents ou encore la dépendance. Des thèmes qui prennent la force d’un cyclone vous arrachant du sol sous la plume de l’auteure. Comment ne vas être envoûté par ce style ?! Les images y sont belles et sombres, les émotions sauvages et justes, les couleurs diluées et lumineuses. Les pages sont imprégnées d’odeurs si bien décrites. Tous les sens sont mobilisés avec Black Iris. Malgré un environnement destructeur il y a aussi de la poésie et de nombreuses phrases ont imprégnées mon cerveau de leur percutante résonance. Dès les premières lignes, j’ai su que je lisais un roman addictif et qu’il me serait impossible de le lâcher sans en voir dévoré chaque mot.
Ouïe : « Don’t dream it’s over » de Crowded House
Goût : Du sang mêlé à la mûre
Odorat : L’essence et le bitume
Toucher : Une peau douce sous un voile de sueur

Éditions : Éditions Prisma
Pages : 453
Prix : 17,95 euros

Journal de lecture #80 – Une histoire de sirène… c’est forcément pour moi !

The Mermaid and Mrs Hancock - Imogen Hermes Gowar - JDL#80

Bonjour mes chères lectrices et mes chers lecteurs,

Je suis tellement excité mais aussi frustré de vous parler de ce livre dans ce nouveau Journal de lectures. Excité car ce roman semble génial ; forcément, il parle de sirène ! Et vous savez mon amour pour elles ! Frustré puisque je ne pourrais le lire toute de suite, bien qu’il soit dans ma PAL depuis le 14 février – j’ai en effet reçu ce magnifique ouvrage pour la Saint-Valentin 🙂 – mais comme je manque de temps et que ce roman est assez gros et en VO, je préfère attendre cet été.

Il s’agit de The Mermaid and Mrs Hancock d’Imogen Hermes Gowar – à ma connaissance, il n’y a pas de version française – En plus de parler de sirène, ce qui est de bon augure également, c’est que ce livre fait partie des best-seller du Sunday Times et est sélectionné pour le Women’s Prize for Fiction et le Desmond Elliott Prize 2018.

Et de quoi ça parle ?

Septembre 1785, Johas Hancock découvre au pas de sa porte le capitaine d’un de ses bateaux quelque peu agité. Ce dernier raconte qu’il a vendu le navire pour obtenir un bien rare et de loin beaucoup plus précieux : une sirène. Il présente alors à Hancock une créature ratatinée de couleur brune de la taille d’un nourrisson avec des dents et des griffes, le buste se finissant par une queue de poisson. La rumeur se répand et tout le monde veut voir la merveille. Fréquentant désormais la haute société, Jonas Hancock, rencontre l’envoûtante Angelica Neal, la femme la plus désirable qu’il ait vue, une courtisane renommée. Une dangereuse liaison commence et les mènera à réaliser que les choses inestimables peuvent avoir un coût encore bien plus grand.

J’ai conscience que ce résumé est un peu mystérieux. C’est ce que j’ai glané lors de mes recherches, mais j’avoue ne pas avoir envie d’en savoir plus et de garder le plaisir de découvrir.

Et vous, avez-vous lu ou envie de lire The Mermaid and Mrs Hancock  ?