Vidéo #37 – Mes lectures août 2018

Publicités

L’Héritière (La Sélection – Livre IV) – Kiera Cass #156

L'Héritière (La Sélection IV) - Kiera CassVue : Vingt ans après la Sélection qui a permis à America de rencontrer le grand amour en la personne du Prince Maxon, le couple règne désormais sur Illéa et a aboli le régime des castes. Cependant, la paix est loin d’être revenue et de nombreux actes violents sont commis dans le pays. En attendant de trouver une solution, le roi et la reine décident d’organiser une nouvelle Sélection pour leur fille Eadlyn qui sera la première reine à régner sur Illéa. Cette dernière, bien décidée à rester indépendante, va pourtant voir son monde basculer avec l’arrivée des 35 candidats.
Et c’est reparti pour une nouvelle Sélection ! Comme Hunger Games où de nouveaux jeux ont été organisés avec tous les finalistes de chaque jeu, ici, nous assistons à la première Sélection inversée : cette fois ce sont 35 hommes qui s’affronteront pour conquérir le coeur de la Princesse. Tu l’as compris, rien de nouveau sous le soleil ! Heureusement, le personnage d’Eadlyn est moins agaçant que sa mère America le fut. Rappelle-toi, elle m’avait rendu hystérique. J’avoue toutefois ne pas avoir détesté, ce quatrième tome reste divertissant mais soyons honnêtes, il est temps que cela s’arrête. Pourquoi ? Tout simplement car cela tourne en rond. L’histoire aurait pu s’arrêter au troisième livre. De nombreuses scènes se ressemblent : le conflit avec les parents, le jeu du chat et de la souris avec les garçons, l’incertitude des sentiments et la grosse surprise (qui n’en est pas une !) l’héroïne développe des sentiments pour certains des prétendants. La gourde est bien la seule à ne pas s’y attendre ! C’est ce côté redondant qui est le plus frustrant. Puis, c’est dommage, les protagonistes manquent de relief alors qu’il y a du potentiel. J’aime notamment le frère jumeau d’Eadlyn et leur relation reste ce que je préfère dans le roman. Les liens familiaux et le poids des responsabilités sont les deux thèmes sur lesquels je me concentre et qui maintiennent mon intérêt pour cette histoire dont je lirai le cinquième et dernier tome. Et après, on n’en parle plus !
Ouïe : Un duo piano et guitare
Goût : Des petits gâteaux à la cannelle avec du vin sucré
Odorat : Le miel, la cannelle et la vanille
Toucher : Un carnet de croquis rempli de robes

Éditions : Robert Laffont – Collection R
Pages : 414
Prix : 17,90 euros

Alisik, Printemps (tome 3) – Hubertus Rufledt et Helge Vogt #155

Alisik, Printemps (tome 3) - Vogt et RufledtVue : Depuis maintenant six mois, Alisik, jeune adolescente morte, erre dans le cimetière la nuit. L’inquiétude est présente car les travaux pour faire du cimetière un nouveau centre commercial vont reprendre au risque de détruire sa tombe et celles des autres post-mortem, ses amis. Et même, s’il y a Ruben, un jeune homme aveugle qui est le seul à pouvoir l’entendre, pour lui redonner le sourire, leur relation est impossible… Peut-être est-il temps d’entrer dans Le Monde des ténèbres…
Dans ce tome, Alisik retrouve la mémoire et sait désormais ce qui la lie à Ruben. Leur relation se renforce malgré leur histoire impossible. Un fantôme et un humain… Je vous le concède, le synopsis est simple et l’intrigue n’avance pas beaucoup en trois tomes mais j’aime cette sensation où on est heureux de retrouver des personnages. Je suis attiré par l’univers créé par Hubertus Rufledt et Helge Vogt. Les dessins sont tellement beaux ! Chaque fois, j’éprouve un grand plaisir à tourner les pages, prenant le temps de regarder les planches si bien travaillées. Et le printemps étant à l’honneur dans ce tome, les pétales de cerisiers s’envolant inondent les pages de l’album. Un côté romantique à cette ambiance funèbre… et drôle !
Ouïe : Une pelleteuse
Goût : Des spaghettis au basilic
Odorat : La terre humide
Toucher : Une batterie

Éditions : Le Lombard
Pages : 80
Prix : 14,99 euros

The Mermaid and Mrs. Hancock – Imogen Hermes Gowar #154

The Mermaid and Mrs Hancock - Imogen Hermes GowarVue : Londres, 1785, le Capitaine Jones frappe en pleine nuit à la porte du propriétaire du bateau qu’il dirige, Jonah Hancock. Celui-ci lui apprend qu’il a vendu le navire pour acquérir… une sirène. La chose, ressemble à un enfant avec des dents et des griffes effrayantes et dont le corps se termine en effet en queue de poisson. Grâce à cette acquisition, Mr. Hancock devient riche mais l’argent ne fait pas tout et, dans sa solitude, il souhaite conquérir le coeur de la plus belles des courtisanes de la ville, Angelica Neals.
Je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce roman. C’est un cadeau que l’on m’a offert et après avoir lu le résumé, quelque peu mystérieux, je n’avais pas d’idée sur l’intrigue. Comme cela parlait de sirène, j’étais de toute façon conquis d’avance 😉 Mais autant être sincère, la sirène n’est pas le centre du roman. L’histoire tourne autour d’elle sans qu’elle soit le personnage principal. Et j’avoue que j’ai trouvé ça intelligent. Cette créature légendaire cristallise l’ambition, la solitude, les peurs et l’envie des protagonistes que nous croisons dans ce roman. Car il s’agit avant tout dans The Mermaid and Mrs. Hancock de plonger dans la vie d’hommes et de femmes qui désirent beaucoup, voire trop. L’argent, la renommée ou l’amour comme besoins vitaux. L’obsession est aussi largement contée dans ce roman non sans oublier son pouvoir destructeur. Ce fut délicieux pour moi de découvrir le Londres du XVIIIème siècle et de retrouver le monde des courtisanes qui me fascine. Même si l’anglais n’est pas ma langue maternelle, j’ai beaucoup apprécié lire ce livre en VO. La plume d’Imogen Hermes Gowar est séduisante et résonne comme un chant de sirène, on se laisse bercer, appeler… et avec plaisir !
Ouïe : La voix du chagrin
Goût : Un ananas
Odorat : La pierre humide
Toucher : Une sirène

Éditions : Harvill Secker
Pages : 486
Prix : 12,99£ soit environ 15€

Les Prénoms épicènes – Amélie Nothomb #153

Les Prénoms épicènes - Amélie Nothomb #153Vue : Dominique s’estime peu. Pas jolie, peu prolixe et effacée, elle se fait pourtant aborder par un entrepreneur qui la demande en mariage à la terrasse d’un café. Elle part alors avec lui à Paris mais derrière cette histoire insolite se cache peut-être bien pire…
C’est de vengeance que nous parle Amélie Nothomb dans ce nouveau roman. Une vengeance qui vire à l’obsession. Pas étonnant, avec l’auteure, les sentiments très souvent, pour ne pas dire toujours, sont poussés aux extrêmes. On y retrouve les thèmes chers à Amélie : la beauté, la relation mère/fille abordée également dans Frappe-toi le coeur à travers la jalousie. En revanche, dans Les Prénoms épicènes, la relation père/fille est également abordée. Une relation qui d’ailleurs n’existe pas, mais c’est dans le néant que tout peut être construit. Pas de surprise, j’ai bien sûr aimé. Chaque année, c’est un bonheur de retrouver Amélie Nothomb fin août. Et plus que jamais, j’ai eu besoin de ça pour m’apaiser et adoucir cette période de rentrée que je n’aime pas. Je t’en dis un peu plus dans ma vidéo dédiée à mon admiration pour Amélie Nothomb.
Ouïe : La rupture d’une amitié
Goût : Une bouteille de Deutz
Odorat : Chanel N°5
Toucher : Des draps après avoir fait l’amour

Éditions : Albin Michel
Pages : 155
Prix : 17,50 euros