Les Limons vides – Le Livre de Dina 1 – Herbjorg Wassmo #121

13260224_1222427857801591_327191457896125683_nVUE : Responsable de l’accident qui entraîna la mort de sa mère lorsqu’elle était enfant, Dina erre parmi les siens dans les paysages de glace de la Norvège. Elle grandit à sa façon et devient une femme indomptable, suivant ses envies et les ombres qui guettent.
Ce livre écrit par Herjborg Wassmo est le premier tome d’une trilogie dont Dina, le personnage principal, est plein de reliefs. C’est une femme complexe qui est régie par des instincts et des envies simples voire primaires. Parfois dur, ce roman dégage pourtant une poésie touchante ou s’y mêle une spiritualité omniprésente. La Bible est le livre imbriqué dans Le Livre de Dina. Et, c’est ce qui apporte toute la profondeur à cette femme, malgré son courroux et sa liberté, elle n’en est pas moins guidée par la religion mais aussi par l’art. Une façon peut-être de trouver des pansements au chagrin.
OUÏE : Le violoncelle
GOÛT : La morue
ODORAT : L’écurie
TOUCHER : La glace

Éditions : 10/18
Pages : 176
Prix : 6,10 euros

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Journal de lectures #61 – Un conte pour se réchauffer cet hiver

La Fille de l'hiver - Eowyn Ivey JDL#61

Bonjour chères lectrices, bonjour chers lecteurs,

Je suis du genre à anticiper et je pense déjà aux livres que je voudrais certainement lire cet hiver. Des histoires où la neige est présente, un peu de merveilleux aussi car, avec cette saison, vient Noël, puis j’aimerais également y trouver des liens familiaux. Et par chance, je suis tombé sur une ancienne vidéo du Terrier de Guimause à l’occasion du Cold Winter Challenge de l’année dernière dans laquelle elle parlait d’un roman parfait pour moi, La fille de l’hiver d’Eowyn Ivey.

Très franchement, l’histoire semble triste au début mais on sent l’espoir poindre… Un couple s’exile dans le froid de l’Alaska après la mort de son bébé. Ses conditions de vie et le travail harassant n’allègent rien au poids de son chagrin. Pourtant, un jour, l’homme et la femme se laissent aller à l’insouciance et sculpte un bonhomme de neige en lui attribuant les traits d’une petite fille. Le lendemain, la création a fondu et des petites traces disséminées autour partent vers la forêt. Depuis, une fillette rôde autour de leur maison accompagnée de son renard… Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Vous l’avez compris, nous sommes entre le roman et le conte. Quoi de mieux pour nous tenir compagnie pendant les longues soirées d’hiver ?

Et vous, avez-vous lu ou envie de lire La fille de l’hiver ?

Hygiène de l’assassin – Amélie Nothomb #120

Hygiène de l'assassin - Amélie Nothomb SDL#Vue : Le célèbre écrivain Prétextat Tach va mourir dans deux mois. Prix Nobel de littérature que personne n’a vraiment lu, le mystérieux auteur attire les journalistes du monde entier qui veulent comprendre l’homme et l’écrivain reclus depuis des années. Mais le misanthrope n’a rien perdu de sa verve acerbe avec l’âge et s’amuse des quatre journalistes sélectionnés pour l’interviewer. Toutefois, la cinquième journaliste est bien décidée à creuser le passé de cet homme infâme, persuadée qu’il cache un terrible secret.
Premier roman d’Amélie Nothomb, Hygiène de l’assassin, est composé principalement de dialogues. Des dialogues sans merci qui ont tout du duel jusqu’à la mise à mort de l’autre. Amélie Nothomb, qui se qualifie souvent de dialoguiste, maîtrise si bien le sujet que les envolées de mots, tantôt coups de poing, tantôt lames tranchantes, sont d’un délice exquis. L’affrontement par les mots est tout un art ! Et quand on est une experte comme Amélie Nothomb, il est facile d’entraîner le lecteur dans une histoire aussi forte en intensité où la cruauté, le cynisme, la mauvaise foi et la manipulation s’épanouissent dans chaque réplique ! Ce premier roman annonçait sans détours le style d’un des plus grands auteurs de sa génération.
Ouïe : Des cartilages qui cèdent
Goût : Un alexandra
Odorat : Le vomi
Toucher : Un cou de cygne

Éditions : Le livre de poche
Pages : 222
Prix : 5,10 euros

Journal de lectures #60 – Une amitié scellée dans le suicide

Sad - Daniel Desmarquest #JDL60

Bonjour chères lectrices, bonjour chers lecteurs,

Ne m’en voulez pas, mais c’est d’une histoire de suicide que j’ai envie de vous parler. C’est en regardant une vidéo de TooFaceLizzie, que j’ai découvert ce roman. Avant même d’écouter la fin de son avis, j’ai commandé le livre, apparemment difficile à trouver.

Forcément, il aborde un thème qui me touche : l’envie de mettre fin à ses jours. Et le titre parle de lui-même, Sad. Ecrit par Daniel Desmarquest, on y suit deux amies âgées de 16 ans aux destins liés à l’ombre. De celle qui colle, vous suit, vous pèse. Sad et Sixty partagent tout. Elles ont le même tatouage autour du nombril et le même désir d’en finir avec ce monde trop laid. Elle ont un projet : se suicider ensemble. La date est fixée et cette idée les obsède jusqu’à ce que l’une craque et décide de passer à l’acte avant.

Ce genre de récit a toujours quelque chose de dérangeant voire d’effrayant. Cela résonne en moi énormément. Je suis de ceux qui pensent que plutôt d’en avoir peur, mieux vaut en parler. C’est un sujet encore trop peu évoqué, qu’on aime passer sous silence. Mais combien d’adolescents ou d’adultes ont été confrontés à ces noires pensées ? Des romans comme 13 Reasons why on le mérite d’exposer au grand jour cette problématique.

Ce livre rejoint donc ma pile à lire et je compte m’y plonger dans les prochains mois.

Et vous, avez-vous lu ou envie de lire Sad ?

Paris est une fête – Ernest Hemingway #119

15170777_1380783245299384_3483932237815239856_nVue : A quoi ressemble le Paris d’Hemingway ? Dans les années 20, bien que sans argent, l’auteur savait profiter de tout ce que la plus belle ville du monde offrait. Marcher dans ses rues, se réchauffer avec un verre de vin dans les bistrots, imaginer et écrire en sirotant un café… Des petits bonheurs simples qu’il résume parfaitement avec ses mots et son style à lui.
Je suis tombé sur cette édition très jolie par hasard, et comme j’avais envie de lire ce livre dont on a beaucoup entendu parler après les attentats du 13 novembre 2015, j’ai saisi l’opportunité. Je ne dirai pas que j’ai particulièrement aimé ce livre. J’ai, en revanche, apprécié certains passages pleins de vie, et puis, quand on aime Paris comme moi, on est forcément touché par les mots de ceux qui l’aiment et en parlent aussi bien qu’Hemingway. Dans le roman, un des proches de l’auteur lui dit « Il faut que tu racontes le bon temps« . Je crois que c’est ce qu’est Paris est une fête, l’histoire du bon temps…
Ouïe : Le pouls
Goût : Un café crème
Odorat : Les oranges
Toucher : Un carnet Moleskine

Éditions : France Loisirs
Pages : 242
Prix : entre 5 et 10 euros